0-10 M12-18 M2 ANSCadeau de naissance
Veilleuse : ce qui aide vraiment un enfant à s'endormir
Toutes les veilleuses éclairent, très peu aident à dormir. La couleur, l'intensité et l'extinction comptent plus que la forme de l'objet.
La rédactionPublié le

Une veilleuse utile est une veilleuse qu’on oublie. Elle éclaire assez pour rassurer et pour permettre à un adulte de circuler, pas assez pour tenir éveillé, et elle s’éteint sans qu’on ait à revenir dans la chambre.
Trois réglages décident de cela, et aucun ne se voit sur l’emballage : la couleur de la lumière, son intensité réelle une fois la pièce noire, et la façon dont elle s’arrête. La forme de l’objet, elle, ne change rien au sommeil.
Ce que la veilleuse résout, et ce qu’elle ne résout pas
Elle résout deux choses concrètes. La première est l’obscurité totale, qui devient inconfortable vers deux ou trois ans, quand l’enfant commence à imaginer ce qu’il ne voit pas. La seconde est le déplacement de l’adulte : changer, allaiter ou consoler sans allumer le plafonnier évite de réveiller complètement tout le monde.
Elle ne résout pas un enfant qui ne veut pas se coucher, un rythme décalé, ou un réveil à quatre heures du matin. Ce sont des questions d’organisation et d’horaires, pas d’éclairage. Une veilleuse achetée pour cela déçoit, et c’est normal.
La couleur de la lumière
C’est le point le plus important et le moins mis en avant.
Une lumière chaude, dans les ambres et les oranges, se remarque peu et gêne peu. Une lumière froide, bleutée ou franchement blanche, réveille l’œil : c’est la lumière du jour, et c’est celle des écrans.
Beaucoup de veilleuses proposent un cycle de couleurs qui change en continu. C’est joli en magasin et contre-productif dans une chambre : un point lumineux qui varie attire le regard, et un enfant qui regarde ne dort pas. Si la veilleuse propose ce mode, il existe presque toujours un réglage fixe. Utilisez-le.
L’intensité, et le réflexe qui trompe
On règle l’intensité dans une pièce éclairée, où tout paraît faible. Une fois la lumière éteinte, l’œil s’adapte en quelques minutes et le même réglage devient éclatant.
Le bon geste : régler dans le noir, après avoir fermé les volets, et descendre jusqu’au moment où l’on distingue tout juste les contours du lit. C’est suffisant pour rassurer et pour se déplacer.
Une veilleuse qui n’a que deux positions, allumée ou éteinte, se règle mal par définition. Une molette ou plusieurs paliers valent mieux qu’un bouton unique, quelle que soit la beauté de l’objet.
L’extinction automatique
C’est ce qui sépare une veilleuse d’une lampe.
Une veilleuse qui reste allumée toute la nuit éclaire une chambre où plus personne n’a besoin de lumière, et elle réapparaît au petit matin quand l’enfant se réveille. Une extinction programmée, entre vingt minutes et une heure, accompagne l’endormissement puis laisse la nuit tranquille.
L’autre fonction utile est le rallumage à la demande : un appui, ou une simple pression sur l’objet, si l’enfant se réveille. C’est ce qui évite l’appel au milieu de la nuit.
Méfiez-vous en revanche des veilleuses à détection sonore qui se rallument au moindre bruit : elles s’allument quand l’enfant bouge en dormant, et finissent par le réveiller.
Nomade ou fixe
Une veilleuse nomade, sans fil, se prend en main et suit l’enfant chez les grands-parents ou dans le couloir. C’est ce qui la rend utile bien au-delà de la chambre. Elle demande en revanche d’être rechargée, donc d’être posée quelque part de fixe malgré tout.
Une veilleuse branchée ne tombe jamais en panne mais impose une prise à portée du lit. C’est un point à regarder avant l’achat : dans beaucoup de chambres, la seule prise disponible est du mauvais côté.
Dans les deux cas, vérifiez qu’aucun cordon ne passe à portée du lit ou du parc.
Ce qui doit se laver
Une veilleuse en tissu, ou une veilleuse peluche, finit par terre et dans la bouche. Si elle est destinée à un enfant de moins d’un an, la housse doit se retirer et passer en machine.
Pour un objet en plastique, le critère est plus simple : une surface lisse, sans recoins, se nettoie d’un coup de chiffon. Les modèles très sculptés, avec des reliefs et des découpes, se salissent au même rythme et ne se nettoient jamais.
Le reste de ce qu’on offre à une naissance est passé en revue dans ce qui sert et ce qui dort au placard, et la famille cadeau de naissance rassemble les objets du même moment.
À lire aussi
Cadeau de naissance : ce qui sert et ce qui dort au placard
Les jeunes parents reçoivent beaucoup et utilisent peu. Voici ce qui sert vraiment les premières semaines, et ce qui attend six mois avant d'être ouvert.
Jouets musicaux : ce qui fait de la musique et ce qui fait du bruit
Un jouet qui joue une mélodie tout seul occupe l'enfant une semaine. Un instrument qu'il fait sonner lui-même dure des années.
Lettres en bois : décorer sans encombrer le sol de jeu
Une chambre d'enfant manque toujours de sol, jamais de mur. Les lettres décorent en hauteur, à condition d'être posées correctement.