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0-10 M12-18 MJeux d'éveil

Tapis d'éveil et portique : jusqu'à quel âge ça sert

Le tapis sert bien plus longtemps que le portique, et pas pour la même chose. Savoir les séparer évite d'acheter deux fois le même objet.

La rédactionPublié le

Photographie : un tapis d’éveil avec son portique au sol
Photographie RDNE Stock project · Pexels

Ce sont deux objets vendus ensemble et dont les durées de vie n’ont rien à voir. Le portique, l’arceau auquel pendent des jouets, sert environ six mois : il cesse d’intéresser dès que l’enfant se déplace. Le tapis, lui, sert des années, et bien après la période dite d’éveil.

En avoir conscience change l’achat. Beaucoup de familles rachètent un tapis de jeu vers deux ans parce que le premier a été rangé en même temps que son arceau, alors qu’il aurait encore servi.

Deux objets, deux durées de vie

Le portique répond à une situation précise : un enfant allongé sur le dos, qui ne se déplace pas encore, et qui a besoin que quelque chose vienne à lui. Il travaille le suivi du regard, puis le geste vers un objet, puis la saisie.

Dès que l’enfant roule, rampe et va chercher les choses lui-même, l’arceau devient un obstacle au-dessus de la tête. Il est alors, au mieux, ignoré.

Le tapis répond à un besoin qui ne s’arrête jamais : une surface propre, épaisse et délimitée, au sol. Cela sert pour les premiers mois sur le ventre, puis pour les constructions, puis pour les circuits, puis pour lire par terre.

Ce que le portique apporte, et quand il gêne

Il apporte trois choses, dans l’ordre où elles arrivent.

D’abord le contraste : un objet suspendu se détache du plafond, et le regard l’accroche. C’est utile très tôt, quand la vision se construit encore.

Ensuite le geste dirigé : la main part vers l’objet, le manque, recommence. C’est le début de la coordination entre l’œil et la main.

Enfin la cause et l’effet : je tape, ça bouge, ça sonne. C’est ce qui occupe le plus longtemps, et c’est ce qui distingue un bon portique d’un mobile décoratif.

Il gêne à partir du moment où l’enfant essaie de se retourner. L’arceau limite la place, les jouets suspendus tombent sur le visage, et l’enfant cherche à passer dessous. C’est le moment de le retirer, sans attendre.

Le tapis seul, après

Une fois l’arceau enlevé, le tapis devient une aire de jeu.

Sur le ventre, entre trois et six mois, il offre une surface assez ferme pour pousser sur les bras, ce qu’un lit ne permet pas. À quatre pattes, il amortit sans être mou. Assis, il délimite un territoire, ce qui aide à ranger : ce qui est sur le tapis est en jeu, ce qui est en dehors est rangé.

Plus tard, il sert de fond aux constructions et aux circuits. Un tapis un peu grand est alors un vrai avantage : il évite que les pièces partent sous les meubles.

Ce qu’on regarde avant d’acheter

L’épaisseur. Un tapis fin ne protège pas du carrelage et se plie. Un tapis très épais, en mousse molle, empêche l’enfant de pousser sur ses bras et gêne les constructions plus tard. Il faut ferme et amortissant, pas mou.

La taille. Trop petit, il est vite dépassé. Un tapis sur lequel un adulte peut s’asseoir à côté de l’enfant est le bon ordre de grandeur.

Le fond antidérapant. Sur un parquet, un tapis qui glisse devient dangereux dès que l’enfant se met debout en s’appuyant dessus.

Le motif. Un tapis très chargé, avec des dizaines de dessins, devient un fond visuel bruyant sur lequel plus rien ne ressort. Les pièces de jeu s’y perdent littéralement. Un motif simple, ou uni, vieillit mieux.

Ce qui se lave

C’est le critère qu’on regarde en dernier et qu’on regrette en premier.

Un tapis de sol reçoit tout : bave, régurgitations, compotes, feutres. S’il ne passe pas en machine, il faudra le nettoyer à l’éponge, ce qui laisse des auréoles sur la mousse.

Deux formats fonctionnent. Le tapis entièrement lavable en machine, qui suppose de vérifier qu’il entre dans le tambour, ce qui n’est pas gagné. Ou les dalles de mousse, qui se nettoient une par une et se remplacent à l’unité, au prix d’un aspect moins joli et de jointures où s’accumule la poussière.

La suite dépend de ce que l’enfant sait faire : voir ce qui convient de zéro à dix mois, puis entre douze et dix-huit mois, et le reste de la famille jeux d’éveil.

Jouets d'éveil pour les tout-petitsPubliée par La Maison des Maternelles - France Télévisions le , durée 5 minutes 22 secondes. Lien vérifié le .

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